Le Premier Palier de la Spirale de l'évolution
Entretien avec Don Beck

(par courtoisie du magazine EnlightenNext)

Le sociologue américain Don Beck développe, enseigne et met en œuvre le concept de Spirale de l'évolution (Spiral Dynamics) depuis bientôt trente ans. Transmettant la perspective authentiquement « intégrale » qui est l’essence de ce modèle en spirale, Beck transmet la conviction sincère et passionnée que ce modèle peut résoudre les défis et les responsabilités immenses auxquels nous sommes confrontés en ce moment de l’histoire.

Co-fondateur du Centre National des Valeurs à Denton, Texas, et président du Spiral Dynamics Integral, il a travaillé auprès de figures politiques comme Tony Blair, Bill Clinton et surtout Nelson Mandela en jouant notamment un rôle central dans la création pacifique d’une Afrique du Sud démocratique, pour lequel il a reçu un poste législatif honorifique en 1996.


BEIGE

Votre modèle de Spirale de l'évolution figure notre mouvement évolutif en commençant il y a 100 000 ans avec l’apparition du premier « niveau d’existence », le mème beige. A quoi correspond ce premier stade du développement humain ?

Don Beck : Le beige, dans notre modèle, est un état d’existence pour ainsi dire automatique, induit par les besoins physiologiques impérieux qui actionnent le dispositif primaire de survie avec lequel nous sommes nés. Dans sa forme originelle, si on remonte à 100 000 ans, le niveau d’existence beige a été la première étape qui a fait de nous des humains. Il s’agit d’humains luttant simplement pour leur survie dans des environnements où se trouvent d’autres animaux. Néanmoins, nous sommes plus sophistiqués et semblons avoir plus de talents conceptuels pour nous réunir en clans protecteurs afin de préserver ce que nous avons et nous protéger des prédateurs. Le père, dans le clan de survie, mange en premier, parce que si le plus fort meurt, la famille n’a plus d’espoir. Ainsi, la clé du beige est la survie par l’utilisation d’une intelligence instinctive, avec un système sensoriel plus affûté qui nous permet de mieux voir et de mieux entendre – nous pouvons ressentir des choses avec la racine nos cheveux dans la nuque. Le simple fait de rester en vie est ce qui compte le plus.

Reste t-il des exemples de beige de nos jours ?

DB : Le seul vrai beige qui existe encore aujourd’hui dans sa condition primitive est caché en Indonésie et dans certaines parties d’Afrique. Nous avons étudié les aborigènes pendant quelque temps : il est tout à fait clair qu’ils ont la troublante capacité de retrouver de l’eau enfouie, ou des œufs d’autruche. Ils peuvent aussi sentir les changements de temps. Donc, « primitif » ne veut pas dire pour nous « primitif-et-imbécile », parce qu’il pourrait bien y avoir jusqu’à seize sortes de sens, y compris la capacité de voir à grande distance, une multiplicité de sens activés à ce niveau d’existence. Mais aujourd’hui, la plupart de ces sens sont atrophiés, submergés par nos systèmes conceptuels plus complexes.

Est-ce que les conditions de vie forcent parfois les gens à exister au niveau beige, même s’ils ne sont pas réellement primitifs ni ne sont représentatifs de la forme « primaire » de ce mème ?

DB : Oh, on peut trouver des traces de beige chez les gens qui vivent dans la rue et sont avant tout des chasseurs-cueilleurs, qui mangent ce qu’ils dégotent sur leur chemin. On peut certainement en voir l’exemple dans les horribles conditions d’extrême pauvreté de Somalie ou d’Ethiopie, où l’existence se réduit au geste de la main à la bouche. C’est aussi évident chez les nouveaux-nés, qui mangent quand ils ont faim. Et puis un certain nombre de gens, quand ils sont exposés à une catastrophe, peuvent régresser jusqu’au beige. Le sens de priorités plus hautes disparaît brusquement quand on se trouve pris dans une tragédie personnelle, dans des situations de souffrance ou de privation extrême. Il se crée une sorte de vide, certainement induit par la peur, parce que les limites et les attentes se dissolvent soudain et que l’on se retrouve seul sur ses pas, livré à ses propres moyens. C’est ce sentiment que nous avons quand nous avons à faire quelque chose d’entièrement différent, quelque chose que nous n’avons jamais fait auparavant et que nous ne sommes même pas sûrs de pouvoir faire. Je pense qu’après le 11 septembre nous avons vu des gens rentrer temporairement dans le beige parce que la crise les a mis dans une condition psychologique différente.

VIOLET

Le second niveau ascendant de la spirale est le violet. Quels développements évolutifs caractérisent le passage de l’existence primitive du beige au niveau d’existence suivant, le mème violet ?


DB : Le violet est animiste, tribal et mystique. Dans le monde du violet, nous trouvons les premiers signes de communauté humaine, le sentiment d’une parenté d’esprit – « je suis quelqu’un parce que j’appartient à un certain clan ou à une certaine tribu. » Durant la période glacière, le monde est devenu surpeuplé. Il y avait plus d’humains par kilomètre carré que jamais auparavant. Dans le système beige, des clans ont commencé à se heurter à d’autres clans, avec un début de compétition pour investir les niches écologiques. Soudain, un clan approximativement structuré se consolide en une tribu – mettons, quatre à cinq cents individus – de sorte qu’il peut désormais survivre dans une situation de compétition avec d’autres clans. Donc, l’un des changements de Conditions de Vie menant au passage du beige au violet concernait la territorialité et l’accès aux ressources.
Au même moment, une mutation est intervenue pour éveiller dans le cerveau la première véritable capacité d’associer la cause et l’effet. Ce furent les premières notions de métaphysique. Dans l’esprit beige, les événements semblent être dispersés, chacun isolé, sans grand caractère prévisible. Mais, par exemple en Afrique, si la lune est pleine et qu’une vache meurt, l’esprit violet fait la corrélation entre les deux événements, l’un devenant la cause de l’autre. Ainsi, l’émergence du système métaphysique, en même temps que la capacité de travailler plus solidement en équipe, s’est produite lors de la transition de l’Individu des premiers ages (beige) vers l’Individu Mystique (violet), émergence précipitée par les changements de Conditions de Vie intervenus lors de l’ère glacière, il y a environ cinquante mille ans.

Il semble que l’émergence de la capacité de s’unir et travailler ensemble augmente littéralement nos chances de survie.

DB : Vous avez parfaitement raison. Littéralement. Et dans la mesure où ces étapes d’existence, ou niveaux de mème, représentent des systèmes bio-psycho-sociaux, ils indiquent l’émergence évolutive de capacités et d’aptitudes biologiques et physiques. Par exemple, nous savons que le niveau d’ocytocine, hormone biochimique du cerveau dont les bienfaits pour la santé sont divers, est plus élevé quand les humains mangent en groupe. Ainsi, manger ensemble, rompre le pain ensemble, les fêtes de toutes sortes, tout cela élève le niveau d’ocytocine dans le cerveau et améliore la survie. Autre chose s’est développé à cette époque, c’est le processus chimique interne au cerveau, quel que soit ce mécanisme, qui permet à une personne d’entendre intérieurement des voix, les voix des esprits. Le mème violet est fortement corrélé aux tendances dites de cerveau droit telles que l’intuition aiguë, l’attachement émotif aux lieux et aux choses, et un sens mystique des rapports de cause à effet. J’ai moi-même un sens violet bien développé, ayant passé tellement de temps avec les Zoulous dans des lieux sacrés.

ROUGE

Avec ses tribus et ses rituels, le mème violet semble avoir constitué un saut significatif par rapport à l’existence primitive du beige. Comment le prochain niveau de mème de la spirale – le rouge – émerge-t-il du violet, et quelles sont les caractéristiques qui le définissent ?


DB : Dans la zone rouge, nous avons les débuts du moi brut, égocentrique. Je suis quelqu’un. Ce qui a commencé à causer, il y a environ dix mille ans, les changements de Conditions de Vie conduisant au rouge ne furent pas des échecs, mais plutôt des succès. Dans le violet, nous avons fort bien réussi. Nous avons trouvé de la nourriture, nous avons stabilisé notre mode de vie, nous avons conquis ce que nous pensions être les dragons de notre vie. Tout était lisse, ennuyeux. Beaucoup de jeunes sont devenus mécontents. Ils ont vu que quelque chose de leur essence, plutôt que d’être protégé, était en train d’être contenu, limité. C’est alors que le rouge progresse à grands pas. Maintenant nous avons des individus élitaires qui commencent à s’extraire de l’élément unifiant du violet, devenu dépassé. Ainsi, ce que le violet a produit, par ses succès, était le besoin d’individus forts accédant au pouvoir, qui dominent, par exemple dans un environnement militaire où l’on a pas le temps de voter s’il faut ou non « prendre la colline ». Ce qui commence à se libérer est l’affirmation du moi brut – le renégat, l’hérétique, le barbare, le vas-y-seul, le moi puissant, l’hédoniste.

Il est plus difficile de voir les attributs positifs du mème rouge . Le violet m’attire franchement plus, avec cette mise en avant de l’union humaine et du sens de la métaphysique.


DB : Il y a à la fois des expressions positives et négatives dans tous les mèmes, y compris le rouge. Dans le rouge, nous voyons des taux de crimes élevés, nous voyons toutes sortes de rage et de rébellion, mais nous pouvons aussi voir de merveilleux élans de créativité, des actes héroïques, la capacité de briser la tradition et de frayer de nouveaux chemins. Et la rébellion, l’impulsivité de mode rouge ne pouvaient se manifester que parce que le violet, à travers l’union, avait stabilisé les choses. Et puis le rouge était en rébellion contre les rituels et les sacrifices imposés à la jeunesse par le système violet – les rites douloureux de passage, par exemple. C’est pourquoi le rouge succède au violet, et pourquoi le violet dispose la scène du rouge.
C’est très important – je veux que vous voyiez les interconnections. Les mèmes ne sont pas des entités qui flottent dans le vide. Le rouge n’est pas meilleur que le violet. C’est différent. Donc vous devez vous demander, avant tout : quelles sont les Conditions de Vie ? Si les Conditions de Vie vous demandent d’être fort et de vous affirmer, ou de combattre pour sortir d’une horrible situation, alors le mème rouge est la voie à suivre. Le rouge n’est pas une aberration, mais une partie normale du répertoire des mèmes humains. Cette perspective est fondamentale dans la dynamique en spirale : vous acceptez que les mèmes ne représentent pas une hiérarchie de « mieux », mais plutôt que chacun peut s’exprimer de manière positive ou négative, et que toute la spirale, avec son assortiment de codes de type mème, existe à l’intérieur d’une seule personne, prête à être invoquée en réponse aux sollicitations de ses fluctuantes Conditions de Vie.

BLEU

Et maintenant, le quatrième niveau de mème de la spirale. Pourriez-vous commencer par parler des problèmes de Conditions de Vie produites par l’individualisme et l’égocentrisme du rouge, qui finalement ont nécessité une transition vers le niveau suivant, le bleu ?

DB : Dans le bleu, il y a la recherche d’un but transcendant, une reconnaissance de l’importance de l’ordre et du sens, d’un univers contrôlé par un pouvoir unique et supérieur. La société ne peut plus fonctionner avec la présence constante du rouge, avec ses entités de type guerrier, gangs ou seigneurs de guerre ; ainsi nous devons grandir pour résoudre les problèmes créés par le succès du rouge. Ici, pour la première fois, naît la capacité de ressentir la culpabilité (le rouge se sent honteux mais pas coupable). Dans le système bleu, les individus acceptent avec joie l’autoritarisme et le sacrifice de soi pour le bien commun.
Quand le bleu commence à se développer, il doit prendre en main le rouge. C’est pourquoi dans l’Ancien Testament on trouve des mesures punitives telles que « œil pour œil et dent pour dent ». S’il existe un composant rouge fort, alors on a, dans les systèmes religieux et légaux, une forme punitive très accentuée de bleu. Ceci est conçu pour traiter la menace du rouge, et aussi longtemps que la menace rouge est présente, l’expression punitive du bleu continuera d’exister. Mais dès que le bleu a moins à contenir la violence du rouge, il continue son cycle de vie en s’orientant vers une version plus saine de lui-même, prenant la forme de systèmes plus institutionnalisés, dans lesquels prévalent rigueur, discipline, responsabilité, stabilité, persévérance et ordre.
Ce qui semble également se produire dans le cerveau est une meilleure capacité d’abstraction, et cette faculté d’abstraction est associée à une cause, une « cause célèbre », un « isme » – par exemple le Chemin Octuple du bouddhisme, ou l’idée de l’islam, qui sont tous les deux des abstractions. Donc encore une fois, nous sommes dans une zone métaphysique, mais cette fois les esprits violet sont organisés en « notre Dieu est une forteresse puissante… ». Et donc nous avons la naissance du monothéisme, du Zoroastrisme et de tous les « ismes », qui ont commencé soudain à émerger il y a environ cinq mille ans. Et bien qu’ils aient eu des contenus différents, leurs modes de pensée étaient tous identiques.

Je n’avais jamais envisagé les religions du monde sous cet angle, à savoir qu’en dépit de leurs différences de « contenu », elles sont l’expression du même stade évolutif de développement.

DB : Oui, parce que ces codes de mème sont comme des empreintes, ou comme des aimants. Le code de mème que nous désignons par bleu rencontre un but transcendant. Quel est ce but transcendant ? Cela peut être le bouddhisme, le judaïsme ou l’islam. Le code de ce mème s’est attaché à de telles expressions religieuses car elles lui fournissent un moyen de s’exprimer. Par conséquent nous pouvons avoir des guerres sacrées entre deux « ismes » qui, tous deux, relèvent du code bleu. Car il y a une différence entre les manifestations superficielles d’un système de valeurs de base – le mème régi par un code – et ce système de base lui-même.

ORANGE

Comment le bleu absolutiste, discipliné et institutionnel, a-t-il engendré le mème orange, le cinquième niveau du modèle en spirale ?

DB : L’orange, dans notre modèle, est associé à l’avancement, à l’amélioration et au progrès. Là encore, le thème précédent, ici le bleu, a été poussé jusqu’à ses limites. On en tire le maximum de réussite ; et ensuite, qu'arrive t-il ? L’individu en nous s’agite. « Mais je suis un individu. Je veux affirmer mon autonomie personnelle ». Le bleu dit « Non, tu dois rester dans le rang et te conformer aux ordres du système. Ne veux-tu pas aller au paradis ? Ne veux-tu pas avoir une bonne retraite ? » Et l’orange répond, « Oui, mais je pense que je peux produire le paradis sur terre. Je pense que je peux augmenter la part du gâteau. » C’est ainsi que nous avons eu le Siècle des Lumières, qui était essentiellement l’émancipation de l’esprit individuel par rapport à des forces devenues très restrictives.
Quand le système bleu est apparu, il était pertinent et nécessaire. Mais l’individualisation orange a commencé à se manifester il y a environ trois cents ans, lorsque les chefs consacrés sont devenus trop punitifs, et aussi discrédités parce qu’ils ne réussissaient pas à protéger les gens des épidémies. C’est ainsi qu’est née, Dieu merci, la méthode scientifique. On a vu également grandir la foi dans l’optimisme, la mobilité – la croyance que nous sommes de fait capables de façonner notre avenir, que nous sommes les administrateurs de l’univers et pouvons par conséquent le dominer. Nous pouvons nous tailler une bonne vie à notre profit. Et à nouveau, certaines choses fascinantes se sont produites pour la première fois, semble-t-il, et ceci dans les cerveaux européens des années 1700 – le sens mathématique, le sens du rythme, le sens linéaire qui ont rendu possible l’écriture de la musique, la quantification et la mesure. Ces capacités classiques du cerveau gauche se sont développées magistralement dans les cerveaux occidentaux à partir du système orange. Ce grand mouvement merveilleux est qualifié à l’envie d’« occidental », mais c’est réellement ce que c’est.

Il est rafraîchissant de vous entendre parler de l’orange en ces termes, parce que j’étais en train de penser aux nombreux effets négatifs de ce mème particulier, notamment les ravages écologique auxquels l’industrialisation orange a conduit.

DB : C’est pourquoi nous devons regarder trois choses : les Conditions de Vie, le code/mème lui-même, et la façon dont ce code s’exprime dans un certain contexte. Si nous n’aimons pas le capitalisme ou le consumérisme, qui sont des expressions du code/mème orange, il faut voir que ces expressions ne sont pas le code « orange » en lui-même, qui est la capacité de fabriquer les choses, d’améliorer les choses. La créativité et la capacité technique inhérentes à ce même code orange peuvent à présent servir à nettoyer l’environnement. C’est pourquoi nous ne pouvons nous permettre de minimiser aucun de ces systèmes mémétiques. Nous pouvons remettre en question l’une de ses manifestations, mais sans le système de pensée orange, nous ne pourrions pas résoudre les problèmes médicaux, nous ne pourrions pas imaginer comment purifier l’eau ou l’air, et nous régresserions dans les mythes et le mysticisme du bleu. Je pense que personne ne souhaite que cela arrive.

VERT

Le mème vert est le niveau final du premier étage de la spirale. Pouvez-vous parler du mème vert, comment il a émergé de l’orange, et indiquer le rôle qu’il joue dans l’émergence humaine vers le haut de la spirale ?

DB : A son mieux, le vert est communautaire, égalitaire et consensuel. Sans l’orange nous n’aurions pas eu le vert, parce que dans l’orange l’être intérieur était court-circuité et ignoré. Notre science nous a engourdis, laissés sans cœur ni âme, nantis des seules manifestations extérieures de la réussite. La « bonne vie » était mesurée seulement en termes matériels. Nous découvrons que nous sommes devenus séparés de nous-mêmes, aussi bien que des autres. Donc le vert, ce code mémétique assez récent, a commencé à émerger il y a environ cent cinquante ans, des ages de l’Industrie, de la Technologie, de l’Abondance et des Lumières, pour déclarer que dans chacune de ces entreprises, l’être humain de base a été négligé. Le point focal se déplace de l’accomplissement personnel vers des buts et des objectifs communautaires et de groupe – pour le vert, nous sommes tous une seule famille humaine.
Le vert commence par faire la paix en nous-même, puis prend de l’ampleur en portant l’attention sur les dissonances et les conflits de notre société. Il veut instaurer la paix là aussi, en prenant en considération les fossés économiques et les injustices créés par l’orange, mais également par le bleu et le rouge, pour apporter la paix et la fraternité permettant le partage égalitaire. On s’attaque à la rigidité des rôles masculin/féminin, on ouvre les plafonds en posant des verrières, on met en œuvre des programmes de soutien, on tend à effacer les distinctions de classe sociale. La spiritualité est de retour grâce à une approche unitaire dépassant les confessions particulières et le sectarisme.

Et puisque le mème vert est le dernier niveau du « premier étage », il doit nous préparer à faire la transition vers les niveaux « Etre » du second étage de la spirale.

DB : Oui, car ce que le vert a accompli, dans un sens très positif, est l’épuration de la spirale, en proclamant l’égalité de toutes les différentes expériences de vie. Il affaiblit le contrôle du bleu et de l’orange, permettant aux populations indigènes du violet ou du rouge d’avoir leur place au soleil et leur temps d’antenne sur CNN. Il œuvre, vous voyez, à la découverte de l’égalité, la ressemblance et la sensibilité. Et il agit ainsi pour une très bonne raison : car sans le vert, nous ne pourrions pas atteindre le jaune ni le Second Etage.

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