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Suite de l'entretien avec Don Beck

Le «  Mauvais Mème Vert » et le Second Palier

Professeur Beck, mon « centre de gravité » mémétique est certainement dans le vert. Et je ne suis pas la seule : le mème vert est une grande tendance de la culture occidentale d’aujourd’hui, et il est pour beaucoup, comme pour moi-même, le paradigme conceptuel et psychologique dominant.

Don Beck : Comme je l’ai dit, le vert est une étape essentielle vers le jaune et le Second Palier, mais son coût est élevé – il absorbe plutôt qu’il ne contribue.

Pourquoi dites-vous que le vert est coûteux ?


DB : Parce qu’il en coûte de donner à tous sans demander d’autre contribution que de tendre la main. La plupart des nobles programmes de « Grande Société » n’ont pas fonctionné, et ceux qui ont essayé le socialisme dans leur version du code « vert » se sont aperçus que ce n’est pas la réponse non plus.

Et que voulez-vous dire quand vous dites que le vert « absorbe plutôt qu’il ne contribue » ?

DB : Il utilise les ressources que l’orange a construites, mais comme il méprise l’orange, il tourne le dos à la croissance. De son point de vue, la croissance et la consommation sont mauvaises. Il veut utiliser les ressources déjà disponibles et les redistribuer de telle sorte que tout le monde puisse en profiter. Le vert est un système merveilleux, mais, ironie de l’histoire, il suppose que tout le monde possède le même niveau d’opulence que lui.

Je reconnais certainement cela dans ma propre expérience : mon bon niveau de vie me permet d’être très satisfaite de moi et très égalitaire en même temps !

DB : Exact. Seules ces personnes qui ont réussi dans l’orange – qui ont un confortable compte en banque, qui ont quelque garantie de survie, qui n’ont pas le loup à la porte – vont se mettre à penser vert. Malheureusement, quand le vert se met à lancer ces attaques contre les niveaux mémétiques bleu et orange – les bonnes sœurs qui vous tapent sur les doigts et les gros chats dans leurs suites présidentielles – c’est comme quelqu’un qui grimpe sur le toit de la maison puis jette l’échelle qui l’y avait mené.

Quels sont les effets visibles de l’expression négative du mème vert ?

DB : Malheureusement, ce que fait cette version négative du vert est de détruire la capacité des systèmes économiques et sociaux de l’orange et du bleu a réellement traiter les lacunes que le vert a lui-même identifiées. Il détruit les structures économiques de l’orange. Et il détruit aussi les systèmes autoritaires du bleu, qui sont nécessaires pour contrôler le rouge, comme nous pouvons le voir trop clairement aujourd’hui dans l’exemple du Zimbabwe. Par conséquent, il devient contre-productif. Il fait empirer les choses. Il soulage le rouge de la responsabilité d’apprendre la discipline et de se donner un but dans le bleu-orange, car il aime les peuples indigènes, mais a tendance à leur attribuer une plus grande complexité en les voyant comme « nobles sauvages ». Avec la destruction des systèmes autoritaires et purificateurs du bleu et de l’orange, il y a déferlement du comportement rouge indiscipliné, égocentrique et impulsif dans la zone vert, aussi bien en nous-même que dans nos sociétés. Et c’est ce mélange malsain de rouge et de vert, dans lequel un narcissisme égocentrique fort se combine avec des discours pontifiants sur l’humanité et l’égalité, qui devient le terreau de ce que Ken Wilber et moi-même appelons le « Mauvais Mème Vert » ou « boomeritis », ainsi appelé parce que la génération d’après-guerre (la génération du baby boom) a été la première à entrer dans le mème vert en masse.

Le livre de Ken Wilber, Boomeritis, m’a certainement aidée à réaliser que j’étais, en effet, infectée par ce « virus » post-moderne !

DB : Vous voyez, toute l’idée du « Mauvais Mème Vert » repose sur une stratégie rhétorique. Ken et moi nous sommes demandés : comment décoiffer le vert ? Comment le faire bouger ? Parce qu’une grande partie de ce mouvement n’est plus qu’un marais stagnant, à notre avis. Donc, nous nous sommes dit : inventons le Mauvais Mème Vert. Faisons-lui un peu honte. Tendons-lui un miroir et montrons-lui ce qu’il fait, avec l’espoir qu’il séparera le Mauvais Mème Vert du vert légitime et sain. Bas les masques, donnons à voir à suffisamment de gens leur duplicité, leur superficialité, le côté complaisant et auto-satisfait de leurs propres systèmes de croyances sous leurs atours politiquement corrects, pour finalement faire passer la nouvelle qu’il existe quelque chose qui va plus loin. C’est une mesure drastique, une stratégie rhétorique pour afficher un symbole qui, nous l’espérons, aidera un certain nombre de gens à comprendre que ce qu’ils font revient en réalité à détruire cela même qu’ils désirent accomplir.

Quelles sont les implications spirituelles et psychologiques du Mauvais Mème Vert ?

DB : Le vert démarre par la quête de soi. « Je veux arriver à me connaître. Je veux me confronter à l’enfant caché en moi. Je veux faire la paix, je veux trouver la tranquillité. » Donc je vais à une séance d’entraînement à la sensibilité pour avoir un feed-back ; j’entre en moi-même, je vais au fond, pour examiner tout mon vécu et essayer de me débarrasser de la culpabilité. Le vert déteste la culpabilité. Et il veut se confronter à la rage du point de vue de la victime, comme quelque chose qui lui est tombé dessus. Mais le vert est un système relativiste. Et ce système de pensée comporte beaucoup de naïveté. « Tout le monde est bon ! C’est la société qui rend les gens mauvais. Il n’y a pas d’individu mauvais. Le mal n’existe pas. Tout cela est un mythe. Tout le monde va nous aimer. » Et bien, le 11 septembre a sonné les trompettes du réveil. Pour la première fois le vert a commencé à voir le vilain visage du bleu/rouge. Depuis ce jour-là, beaucoup plus de gens s’intéressent au travail que nous faisons.

Les Conditions de Vie

Vous avez dit précédemment que de nouvelles intelligences – de nouveaux niveaux de mème – se forment en réponse à nos Conditions de Vie. Personne ne peut nier que les Conditions de Vie auxquelles nous sommes actuellement confrontés en tant que communauté humaine globale sont plus dangereuses qu’elles ne l’ont jamais été dans l’histoire, et constituent de graves défis. Pourriez-vous parler de ces Conditions de Vie et indiquer le rôle qu’elles jouent dans notre prochaine transition évolutive ?

DB : Ce qui est survenu à notre époque, pour le meilleur ou pour le pire, c’est que nous avons appris les codes de base et les principes de la vie elle-même. Nous sommes confrontés à des choix d’immense portée – transformer nos habitats naturels, croiser des gènes, utiliser la science de diverses façons pour modifier l’expérience humaine. Aucun de nous, je pense, n’a idée de ce que cela va engendrer. Nous sommes donc arrivés maintenant à cette position : nous agissons comme des dieux. Nous pouvons changer l’avenir, et nous n’avions jamais eu cette capacité auparavant en tant qu’espèce. Donc encore une fois, nous découvrons que, non par nos échecs mais par nos succès mêmes, nous sommes confrontés à des conditions extrêmement dangereuses.
En outre, le pouvoir, sous la forme de l’armement nucléaire développé dans le système orange, plus complexe que le code bleu précédent et comportant donc l’influence stabilisatrice de ce dernier, est à présent sous le contrôle du mème rouge. Or celui-ci, dépourvu de l’influence du bleu, dépourvu de discipline, du sens des responsabilités, n’a pas conscience du potentiel de destruction mutuelle qui a émergé au stade orange en même temps que cette avancée technologique particulière. Le rouge a une vision à court terme du pouvoir, et ça, c’est un sacré problème. C’est bien cela, n’est-ce pas, qui constitue l’un des risques majeurs auxquels nous sommes confrontés en tant qu’espèce.

Ajoutons à cette pression le fait que la vie change à une vitesse accélérée. La citation que je vais vous lire, de l’inventeur et futuriste Ray Kurzweil, exprime le changement énorme que nous précipitons, nous en tant qu’humains, dans le même temps que nous essayons de nous y adapter :

Il y a des siècles, les gens ne pensaient pas du tout que le monde était en train de changer. Leurs grands-parents avaient eu les mêmes vies qu’eux, et ils s’attendaient à ce que leurs petits-enfants aient la même, et cette attente était largement confirmée… Ce qui n’était pas pleinement compris, c’est que la vitesse de changement va elle-même en s’accélérant, et que les vingt dernières années ne sont pas un bon guide pour les vingt prochaines années. Nous doublons la vitesse de changement de paradigme, le taux de progrès, chaque décennie. Nous verrons dans les deux prochaines décennies autant de progrès que ce que nous avons accompli pendant tout le 20e siècle, car nous avons accéléré à ce point-là. Le 20e siècle a représenté l’équivalent de vingt-cinq années de changement à sa vitesse actuelle ; et dans les prochaines vingt-cinq années nous accomplirons quatre fois les progrès constatés au 20e siècle. Et nous accomplirons 20 000 années de progrès au cours du 21e siècle, ce qui est presque mille fois plus en termes de changement technique que ce que nous avons connu au 20e siècle.

DB : Oh, voilà une citation redoutable. Mais cela suppose que nos systèmes génétiques biologiques contiennent la complexité de codes nécessaire pour soutenir cette quantité de changement aussi rapidement. Il se présente déjà quelques doutes dans l’esprit de ceux qui étudient notre système immunitaire quant à savoir si oui ou non nous avons la capacité de gérer la complexité qui nous est demandée, même physiquement. Donc cette citation suppose un organisme qui est capable d’assimiler cette quantité de changement. Je ne sais pas si c’est le cas. Je sais qu’aujourd’hui nous sommes sujets à des changement incroyables parce qu’il y a des milliards de gens qui, de mon point de vue, traversent différentes couches et niveaux de la spirale simultanément. Donc, plutôt que notre espèce ne progresse uniquement le long d’une ligne horizontale, il apparaît que de multiples changements se produisent de haut en bas de la spirale. Beaucoup progressent maintenant dans des zones que nous avons quittées il y a trois cent ans.
On peut aussi ajouter d’autres choses, comme l’impact du microprocesseur. En outre, à mesure que nous en apprenons davantage sur nous-mêmes avec les études de biologie moléculaire, nous dévoilons ledit mystère de notre génétique. Nous pouvons faire du clonage ; nous pouvons croiser des gènes – mais qu’arrivera-t-il si nous faisons du gâchis ? Si nous relâchons des agents biogènes, ou des virus, qui attaqueraient toute vie à base de carbone ? Quand nous nous mettons à jouer avec les codes les plus profonds de notre biologie, personne ne peut prévoir ce que les battements d’ailes d’un petit papillon dans la Théorie du Chaos produira au bout du compte. C’est pour cette raison que nous sommes soumis à un tel stress, ce qui veut dire aussi que nous devrions rechercher de nouvelles formes d’organisation – davantage d’ensembles de gens – car aucun individu ne sera capable de garder seul toutes ces choses à l’esprit.

La biologiste évolutionniste Elisabet Sahtouris a dit que « le stress est la seule chose qui cause l’évolution. » Y a t-il une relation entre les niveaux toujours croissants de stress que nous éprouvons dans nos Conditions de Vie actuelle et la capacité, pour un pourcentage significatif d’entre nous, d’évoluer plus haut dans la spirale ?

DB : Et bien, l’évolution profite des crises. Elle profite des appels à l’éveil. Mais cela ne garantit pas pour autant qu’il y aura un mouvement vers le haut. Si, pour les gens, les Huns sont à la porte, littéralement, ou s’ils sont soudain menacés de perdre leur travail pour cause de ralentissement ou d’effondrement économique, l’énergie et la capacité de penser de façon plus complexe s’affaiblissent, de fait, pour laisser place à un ordre de priorité inférieur ou remontant à un stade antérieur.
Donc, en plus d’une crise, il doit y avoir une certaine stabilité dans le système mémétique de base. Et il doit y avoir la capacité de créer de nouveaux systèmes conceptuels, parce que le seul fait d’être exposée à des problèmes peut faire régresser la société tout entière. C’est exactement ce qui s’est produit au Zimbabwe, qui était un lieu très richement doté. A présent c’est quasiment la famine pour des millions de gens là-bas. C’est pourquoi le stress en lui-même n’est pas la clé. Comme dirait le prix Nobel Ilya Prigogine, quand un système commence à se désagréger, on atteint une phase où se produit soit une poussée vers un système plus complexe soit un recul vers un système moins complexe. Ce changement prend place lors de cette phase critique, ce point de rupture. Si les crises de stress sont certainement nécessaires pour sortir d’un paradigme mémétique, cela ne garantit pas pour autant que nous produirons l’émergence qui est nécessaire. Jusqu’à présent, ce fut le cas.

Le saut vers le Second Palier

Votre collègue, feu Clare Graves, a eu l’intuition prophétique d’une transition évolutive que nous serions appelés à faire. Il y a trente ans, il a dit : « Les humains doivent se préparer à un saut important… Ce n’est pas simplement une transition vers un nouveau niveau d’existence mais le début d’une nouveau “mouvement“ dans la symphonie de l’histoire humaine. » Pouvez-vous parler de la transformation qui nous est demandée pour survivre à nos Conditions de Vie actuelles, et évoluer vers le Second Etage ?


DB : A la fin des années 70, Graves a commencé à découvrir, dans ses recherches et par l’observation, des schémas de pensée qu’il ne pouvait pas expliquer. Il a observé chez certains sujets soumis à des tests une qualité et une complexité extraordinaires dans la prise de décision et dans d’autres aspects des facultés cognitives. Ces individus semblaient avoir un type d’esprit différent. Ils pouvaient trouver davantage de solutions plus rapidement. Ils ne semblaient pas motivés par le statut. Il y avait un abandon de la peur, ce qui est peut être le point le plus significatif. La peur semblait s’être évanouie. La prudence n’avait pas disparu, mais la peur oui. La sécurité tribale (violet), le pouvoir brut (rouge), le salut pour l’éternité (bleu), la réussite individuelle (orange), et le besoin d’être accepté (vert), ces aspects avaient tous perdu de l’importance. A la place, on notait une curiosité accrue quant au fait d’être simplement en vie dans un univers en expansion.

L’abandon de la peur signifierait certainement un changement énorme dans la conscience humaine et dans les motivations qui modèlent notre existence humaine. Clare Graves a-t-il trouvé d’autres indices de l’imminence de cette transition évolutive ?

DB : Je crois qu’il a eu rapidement la preuve que certains esprits devenaient conscients des problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui, bien avant que ces problèmes ne deviennent visibles au reste d’entre nous. Il me disait qu’à son sens un cerveau sur dix mille naissait avec des traits biologiques et des fréquences différentes. Et que ces individus ne se conforment pas aux normes de la société parce que leur esprit est déjà organisé pour un paradigme différent. Il est finalement arrivé à la conclusion que dans ce domaine quelque chose d’unique était en train de se produire, qui ne semblait pas être seulement une nouvelle étape faisant suite au niveau vert. Cela semblait être une nouvelle catégorie. Les Conditions de Vie qui demanderaient cette nouvelle complexité de pensée, celle qu’il a observée il y a une trentaine d’années, sont finalement apparues sur le devant de la scène. Mais il a fait ces constats bien avant le microprocesseur, avant la fin de la guerre froide, et avant la découverte de l’ADN et de la biologie moléculaire.
Ainsi Graves a senti qu’un changement de nature profonde était en train d’avoir lieu, un changement qui se situait au-delà de la somme combinée des six premiers codes mémétiques. Bien sûr, tout cela était une théorie. Mais quand on regarde la complexité extraordinaire à laquelle nous faisons face, cette théorie semble gagner de plus en plus en crédibilité. Car maintenant nous pouvons voir la planète depuis la lune, nous avons ces merveilleux instruments d’analyse et ces satellites qui peuvent même sonder sous les surfaces, et, pour la première fois, nous pouvons commencer à comprendre la planète elle-même comme un écosystème global, d’une façon qui n’était pas possible auparavant. En outre, le monde actuel se trouve agité en tous sens par l’apparition en même temps d’expressions culturelles de tous les mèmes – tribus ethniques, seigneurs de guerre égocentriques, les « ismes » à la fois dangereux et rédempteurs, toute une palette d’opportunistes et de matérialistes en essor, et une multitude de structures postmodernes égalitaires – politiques, religieuses ou professionnelles. On ne sait plus où donner de la tête. Et que faisons-nous ?

Exact – c’est la grande question. Comment le saut vers le second étage va-t-il répondre à cette question ?

DB : A ce stade, on a jaugé tous les vieux systèmes mémétiques et on les a tous trouvés défaillants. Alors que la pleine manifestation du mème jaune, le premier niveau du Second Etage, se trouve des années dans le futur, gardez à l’esprit que la texture et la capacité finale de ce niveau mémétique suivant doit s’ajuster à, et/ou dépasser, la complexité des Conditions de Vie à laquelle il est confronté. Il doit percevoir le tableau général et l’interconnexion de tout. Ainsi le jaune aura une perspective verticale rehaussée, avec la capacité de transcender et d’inclure, tout en les valorisant, les niveaux d’existence qui l’ont précédé, mais aussi d’anticiper ce qui va suivre.
Je crois que le huitième code de mème – le turquoise – émergera en conjonction avec le septième, le jaune. On pourrait voir le jaune comme « un cerveau gauche avec des sentiments » et le turquoise comme « un cerveau droit avec des données. » Le turquoise se focalisera sur les vagues les plus amples, sur les grands courants d’énergie, et agira au nom de la Force de Vie elle-même, dans ses nombreuses manifestations en diverses formes de vie sur la planète. Le second étage, à travers des structures, combinera les éléments du jaune et du turquoise pour rechercher la qualité et la profondeur de pensée aptes à régler des problèmes complexes. Et avec tout ça, il y a la reconnaissance que la spirale entière elle-même est spirituelle, et que nous nous trouvons sur cette échelle montante de l’émergence humaine. C’est cela, la spiritualité.
Mais puisque les mèmes ne sont pas des types d’individu, mais des formes d’intelligence adaptative chez les individus, le jaune et le turquoise existent rarement pleinement chez nos contemporains. Différentes personnes en possèdent différents fragments, ou composants, ou mêmes versions, et cela rend encore plus nécessaire la formation de ce que j’appellerais des « syndicats de cerveau créatif », produisant par interactions et dialogues des plongées plus profondes dans la connaissance. Donc cela doit donner lieu, pour la première fois, à des discussions vraiment sérieuses, au lieu de ces conférences isolées où chacun fait son propre truc. Cela va appeler des échanges de vues en profondeur. Et savoir si, encore une fois dans leur histoire, les humains seront capables de s’élever à la hauteur de l’occasion est la question existentielle du moment.

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Spiral Dynamics